Ludovic Sery (1980-2011) Testimony After a Nose Job / Turbinectomy

Empty Nose Syndrome testimony · France / Réunion

Ludovic Sery (1980–2011): Empty Nose Syndrome After Bilateral Turbinectomy

Ludovic Sery described years of severe dryness, breathing difficulty, headaches, recurrent inflammation, exhaustion and major functional decline after bilateral turbinectomy. His testimony was later preserved by his mother and by ENS advocates.

This page is based on Ludovic Sery’s own account, his mother’s testimony and material reproduced from Eric Canaux’s book No Doctor, I’m Not Crazy: The Dangers of Turbinectomy. Ludovic wrote that he developed Empty Nose Syndrome after bilateral turbinate surgery in 2002 and spent the following years searching for an explanation and relief.

Source note: This is a family and patient testimony. Statements about the origin of ENS, the behavior of individual ENT surgeons, implant effectiveness, medical recognition and the causal role of surgery are presented as the views reported in the source material rather than independent findings by this page.
NameLudovic Sery
Years1980–2011
BackgroundBorn on Réunion Island
OperationBilateral turbinectomy
Operation year2002
Later treatmentAcrylic implants in Paris, 2009

Video testimony about Ludovic Sery

The original page included the video below. It has been rebuilt in a responsive format so it stays inside the Blogger content column and does not cover the sidebar.

An active young man before severe ENS

Ludovic’s mother described him as active, athletic and deeply attached to life. He was born on Réunion Island and was remembered as a good son who was appreciated by the people around him.

He originally sought treatment for recurring nasal congestion linked to allergies. According to his own testimony, the procedure recommended to him was bilateral turbinectomy.

His mother wanted the testimony to show how much Ludovic loved life before illness and how strongly he was valued by those who knew him.

Symptoms after bilateral turbinectomy

Ludovic wrote that within months of the 2002 operation his nose became increasingly inflamed. He developed persistent dryness of the mouth and throat, constant thirst, breathing difficulty, rhinorrhea, headaches, unpleasant odors and repeated nasal inflammation.

He compared his new condition unfavorably with the allergic rhinitis he had experienced before surgery, saying the earlier problem had affected him only part of the year whereas the post-surgical symptoms became continuous.

Dryness and thirst Constant dryness of the nose, mouth and throat with an ongoing need to drink.
Breathing difficulty Dyspnea and a persistent sense that nasal breathing no longer functioned normally.
Headaches and inflammation Recurrent headaches, nasal inflammation and abnormal discharge became part of daily life.
Fatigue and sleep problems Chronic exhaustion and worsening psychological distress accompanied the physical symptoms.

Acrylic implant surgery in Paris in 2009

Through contacts, Ludovic learned of a surgeon in Paris who was performing acrylic implant procedures intended to reduce the excessive openness of the nasal cavity.

He underwent the operation on June 25, 2009. In his own account, he was cautious about recommending the procedure because he had heard of implant rejection in other patients.

Ludovic nevertheless reported some improvement afterward: less extreme throat dryness, reduced airflow through the nose, fewer headaches and less frequent inflammation.

Work, vocational training and continued attempts to rebuild his life

2002
Bilateral turbinectomy

Ludovic later wrote that ENS symptoms developed within months of the operation.

2005
Working despite severe symptoms

He was employed at a fruit factory and continued working despite headaches, rhinitis and breathing difficulties.

2008–2009
Employment loss and further treatment

After losing his job, he continued searching for medical options and underwent implant surgery in Paris in June 2009.

April 2010
New vocational qualifications

He completed warehouse and forklift training and obtained three licenses and his qualification.

2010–2011
Back injury and prolonged rehabilitation

A later forklift job ended after a serious back problem. He underwent extensive physiotherapy and tried additional treatments.

July 2011
Ludovic passed away

His mother later described the profound loss and her determination to preserve his testimony and warning to others.

Ludovic’s mother: preserving her son’s testimony

Ludovic’s mother described watching her son continue to fight for a normal working life despite the combined burden of ENS symptoms, medication effects and later back problems.

She recalled his disappointment when he realized he might no longer be able to perform the type of work he wanted. Even during this period, he continued helping at home and trying to remain active.

Her central message was that Ludovic wanted his experience to be known publicly so that other people would understand the possible consequences of aggressive turbinate surgery.

She asked that her son be remembered not only for his illness, but as an active young man who loved life and kept trying to rebuild it.

French source text

The French source material is preserved below in a collapsible section. Sensitive wording has been lightly softened while the substance and chronology have been retained.

Open the French testimony

Témoignage de Ludovic Sery (1980-2011) J'ai appelé la maman de Ludovic. C'était un moment pénible pour nous deux. Pour elle d'abord, puisqu'elle est inconsolable. Je comprends ce qu'elle peut ressentir. Pour moi aussi, puisque je me suis retrouvé à plusieurs reprises dans la situation de Ludovic, même si je n'ai pas atteint mon but, la fin des souffrances. J'ai vu dans les yeux de mes parents la peine et l'impuissance, comme dans la voix de la maman de Ludovic. Pour qu'il ne tombe pas dans l'oubli, voici son témoignage, avant le drame. Ludovic était un garçon actif et sportif, né à La Réunion. Il était un bon fils. Sa maman a souhaité compléter ce témoignage pour nous faire savoir combien son fils aimait la vie avant la maladie, combien il était apprécié de tous. Je ne vois rien à ajouter. Comprenez-nous, aidez-nous... Éric. Victime du Syndrome du Nez Vide depuis 2002, ce blog est mon témoignage. Comment j'ai découvert le syndrome, ce que j'ai fait pour m'en sortir. Le SNV est une infirmité de type iatrogène, c'est-à-dire qu'elle est due à une erreur ou une mauvaise indication médicale. Imaginez-vous, pour ma part, il s'agit d'une intervention pratiquée par un chirurgien ORL : la turbinectomie (bilatérale) qui peut être partielle ou totale. Cette chirurgie est une aberration pratiquée et préconisée par des ORL pour traiter des rhinites chroniques, des congestions nasales récurrentes ayant leur origine le plus souvent dans l'allergie, un problème d'hormones ou une déviation de cloison. Pour les spécialistes, les cornets gonflés, la solution est la résection de ceux-ci. Le problème est qu'ils se comportent plus comme des bouchers que comme des chirurgiens, car ils interviennent sur les cornets sans savoir le rôle de ces derniers. Pour eux, il s'agit d'une intervention bénigne, pourtant, ce n'est pas du tout le cas. Les ORL qui pratiquent ce type d'opération minimisent le rôle des cornets, leur importance, et condamnent à l'infirmité les patients en leur ôtant tout ou partie des cornets. Seulement, peu d'ORL en France ont la connaissance du rôle des cornets et de leur complexité. Aux USA, un rapport a été rendu public sur leur importance et leur rôle. Ils interdisent toute intervention de ce genre après avoir déploré un nombre important de victimes. Selon le Docteur Steven Houser, «notre nez, c'est nos poumons». Les cornets sont indispensables car ils agissent pour la pressurisation de l'air que l'on respire grâce à leur morphologie. Toute intervention sur ces organes entraîne en première intention un problème respiratoire. Il faut imaginer qu'à chaque respiration, trop d'air ou pas assez s'engouffre dans le nez. Le patient ressent donc une obstruction. Les cornets permettent aussi le réchauffement de l'air inspiré, ce qui est important, tout comme la fonction de filtration et d'humidification. Le bon fonctionnement du nez en dépend: poussières, froid, environnement, pollution, microbes... Enfin, dans les cornets se trouvent des capteurs de débit d'air reliés directement au cerveau pour informer celui-ci de la quantité d'air inspiré à destination des poumons. Bref, les cornets modifiés ou enlevés, vous pouvez imaginer les dégâts, c'est comme en mécanique... imaginez une voiture avec un débitmètre d'air déréglé... Quelques ORL en France se sont rendu compte de l'erreur de leurs confrères et commencent à ramasser leurs victimes et à prendre en compte la souffrance qu'ils endurent. Certains essaient de «réparer», mais aucune opération n'est vraiment au point. Pour ma part, il y a trop de témoignages de rejet, et je ne peux pas vous recommander de recourir aux implants, sauf peut-être la greffe de cartilage d'oreille. Mais je n'ai pas assez de témoignages pour conseiller sérieusement. Mon histoire est celle-ci: opéré des cornets en 2002 d'une turbinectomie bilatérale, j'ai développé un syndrome du nez vide quelques mois après. Mon nez s'enflammait souvent, trop souvent, contrairement à avant l'intervention. J'ai commencé à regretter cette opération soi-disant «sans risque». Ma gorge et ma bouche étaient constamment sèches, j'avais tout le temps soif et des difficultés à respirer. J'ai pensé que l'anesthésie avait fatigué un peu mon cœur, un peu d'exercice et cela devrait aller mieux ! Face aux rhinorhées, je me suis dit que l'opération était récente, en espérant que cela passe. Le problème, c'est que tout cela a empiré avec l'apparition de maux de tête tous les soirs, de rhinorhées purulentes, de mauvaises odeurs, d'ozène. Je multipliais les inflammations, les dyspnées... Je préférais largement ma rhinite allergique d'avant. Je ne souffrais que quatre mois dans l'année. Là, c'est le cauchemar toute l'année, surtout l'hiver. Je suis allé voir l'ORL un an après pour me plaindre. Pour lui, je disais n'importe quoi, j'étais «trop sensible aux changements de température», «petite nature»... Des médicaments pour booster mon système immunitaire et tout devrait rentrer dans l'ordre. Pour lui, son opération était réussie, il ne voyait pas pourquoi je me plaignais. Incompréhension de tous les médecins ORL dans l'Isère... Le médecin traitant et un ORL ont reconnu que le problème était lié à un aléa thérapeutique, mais sans véritable réponse médicale (anti-inflammatoires, lavages du nez avec de l'eau salée...). Je ressentais une grande fatigue. Je présentais des symptômes graves de dépression suite à la dégradation de mon état de santé ; On m'a prescrit des anxiolytiques, des antidépresseurs, des somnifères. J'ai fait une première tentative de final crisis en 2005. On m'a alors «enfermé» un mois dans un établissement psychiatrique dans le sud. Je ne raconte pas les détails, je ne suis resté que deux semaines, avant de faire une seconde tentative par noyade, en m'échappant de là-bas. Cela m'a apporté des soucis au travail, car trop souvent absent au goût de mon ancien patron. J'ai subi un licenciement économique en 2008. Sans surprise, j'ai pu mettre un nom sur ces symptômes en regardant par hasard sur Internet en tapant sur mon moteur de recherche «turbinectomie». Je suis alors tombé sur un article: «turbinectomie, attention danger». Par contact, j'ai appris que l'on pouvait se faire opérer à Paris pour recevoir des implants en acrylique. Je n'avais rien à perdre. J'ai donc contacté ce chirurgien qui m'a opéré le 25 juin 2009. Après deux tentatives de final crisis, je n'avais de toute façon rien à perdre, il fallait que j'essaye tout ce qui était possible pour sortir de cet état. Cette opération est récente et je ne peux pas vraiment conseiller de la faire car j'ai entendu parler de rejet (trois personnes). J'espère que je n'en aurai pas, c'est trop tôt pour savoir. Cependant, depuis cette opération, j'ai constaté une légère amélioration de mon état avec dès le réveil, plus cette sensation de sécheresse extrême. Je suis enflé et j'ai l'impression que moins d'air entre dans le nez, c'est agréable d'un point de vue confort. Les maux de tête se sont espacés tout comme les inflammations. Beaucoup de personnes comme moi souffrent du SNV sans le savoir, très peu de médecins et de spécialistes en ayant connaissance. Pour ma part, l'amélioration de mon état a été progressive et dépendait de multiples facteurs. En 2005, il a été embauché dans une usine de fruits pendant quatre ans, il a travaillé avec acharnement. Parfois, il avait recours à des arrêts de courte durée à cause de ses rhinites purulentes, des maux de tête très violents et des dyspnées. Mais persévérant et courageux, il reprenait vite le boulot. Hélas, fin 2009, il a subi un licenciement économique. Catastrophe pour lui qui voulait être absolument en activité. Deux mois plus tard, il a fait un stage avec Pôle Emploi pour être magasinier cariste. Affaibli par les effets destructeurs des médicaments, il a cependant passé ses trois permis et son CAP avec succès en avril 2010. Peu de temps après, il a été appelé pour un poste de cariste dans une usine de fruits à nouveau. Les conditions étaient pénibles pour lui, l'engin était très vieux, le sol cahoteux, et les chefs très exigeants. Il a tenu seulement un mois et demi car il s'est fait très mal au dos. Souffrant de discopathies lombaires, il a été obligé d'abandonner ce Peu de temps après, il a été appelé pour un poste de cariste dans une usine de fruits à nouveau. Les conditions étaient pénibles pour lui, l'engin était très vieux, le sol cahoteux et les chefs très exigeants. Il a tenu seulement un mois et demi car il s'est fait très mal au dos. Souffrant de discopathies lombaires, il a été obligé d'abandonner ce boulot qu'il aimait malgré ses contraintes. Pendant un an, il a lutté pour s'en sortir. Il a fait une trentaine de séances avec un kinésithérapeute. Il a fait de la natation et pris des antalgiques que son médecin lui avait prescrits. Les résultats n'étaient pas concluants. Il a fait alors des séances de mésothérapie au mois de mai 2011... Rien ne le soulageait réellement. Je revois ce visage crispé, blême avec des sueurs froi- des... ce regard livide, exprimant une grande tristesse et plein d'amertume, désespéré de ne plus être fort et joyeux comme tous les jeunes de son âge. Il m'a dit un jour: «< tu sais maman, je ne pourrai plus jamais exercer le métier que je désire ». J'ai essayé de l'en- courager en lui disant qu'un jour ça finira par se calmer. Son père aussi avait eu des problèmes de vertèbres et il était guéri. Il s'est occupé de la maison et à repeint les portes. Puis, sans me faire comprendre qu'il n'en pouvait plus, il a profité de mon absence, et un matin de juillet 2011, il nous a quitté brutalement. Il avait perdu confiance en la vie. Voilà où ce chirurgien a conduit mon fils en nous conseillant cette opération, alors que nous étions venus le voir seulement pour avoir un médicament afin de soulager sa congestion nasale, duc à une allergie. Mon fils a servi de cobaye à ce chirurgien... Le vou de mon pauvre enfant était de faire connaître au monde entier qu'il a été une victime et qu'une telle pratique chirurgicale devait cesser, pour éviter à d'autres le même sort. Sa vie d'adulte a été brisée par ce chirurgien. Il n'a pas eu le temps de connaître le bonheur. Il a souffert énormé- ment, sa famille aussi. Je ne pourrai jamais accepter cette perte tragique. Je verse sans cesse des larmes amères, je culpabilise car c'est moi qui l'ai fait ausculter par ce maudit médecin. C'est pourquoi, je veux rendre hommage à mon très cher fils que je n'oublierai jamais en vous demandant de publier ces quelques lignes en témoignage dans votre livre. Merci.

Original sources and supporting document

The original memorial testimony, Ludovic’s own blog and the supporting OneDrive document are linked below.

The supporting document opens in a new tab. The old fixed-width OneDrive iframe has been removed.

No comments:

Post a Comment